DIALOGUE DES RELIGIONS

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 17 commandements humains contre 17 commandements divins .

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ASHTAR
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MessageSujet: 17 commandements humains contre 17 commandements divins .   Jeu 4 Juin - 9:22




Article premier – Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune.
Article II – Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l’oppression.
Article III – Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément.
Article IV – La liberté consiste à faire tout ce qui ne nuit pas à autrui: ainsi l’exercice des droits naturels de chaque homme n’a de bornes que celles qui assurent aux autres membres de la société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la loi.
Article V – La loi n’a le droit de défendre que les actions nuisibles à la société. Tout ce qui n’est pas défendu par la loi ne peut être empêché, et nul ne peut être contraint à faire ce qu’elle n’ordonne pas.
Article VI – La loi est l’expression de la volonté générale. Tous les citoyens ont droit de concourir personnellement, ou par leurs représentants, à sa formation. Elle doit être la même pour tous, soit qu’elle protège, soit qu’elle punisse. Tous les citoyens, étant égaux à ses yeux, sont également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leurs capacités et sans autre distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents.
Article VII – Nul homme ne peut être accusé, arrêté ni détenu que dans les cas déterminés par la loi, et selon les formes qu’elle a prescrites. Ceux qui sollicitent, expédient, exécutent ou font exécuter des ordres arbitraires, doivent être punis; mais tout citoyen appelé ou saisi en vertu de la loi doit obéir à l’instant; il se rend coupable par la résistance.
Article VIII – La loi ne doit établir que des peines strictement et évidemment nécessaires, et nul ne peut être puni qu’en vertu d’une loi établie et promulguée antérieurement au délit et légalement appliquée.
Article IX – Tout homme étant présumé innocent jusqu’à ce qu’il ait été déclaré coupable, s’il est jugé indispensable de l’arrêter, toute rigueur qui ne sera pas nécessaire pour s’assurer de sa personne doit être sévèrement réprimée par la loi.
Article X – Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi.
Article XI – La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme: tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté, dans les cas déterminés par la loi.
Article XII – La garantie des droits de l’homme et du citoyen nécessite une force publique: cette force est donc instituée pour l’avantage de tous et non pour l’utilité particulière de ceux auxquels elle est confiée.
Article XIII – Pour l’entretien de la force publique et pour les dépenses d’administration, une contribution commune est indispensable. Elle doit être également répartie entre tous les citoyens, en raison de leurs facultés.
Article XIV – Chaque citoyen a le droit, par lui-même ou par ses représentants, de constater la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d’en suivre l’emploi et d’en déterminer la quotité, l’assiette, le recouvrement et la durée.
Article XV – La société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration.
Article XVI – Toute société dans laquelle la garantie des droits n’est pas assurée, ni la séparation des pouvoirs déterminée, n’a pas de Constitution.
Article XVII – La propriété étant un droit inviolable et sacré, nul ne peut en être privé, si ce n’est lorsque la nécessité publique, légalement constatée, l’exige évidemment, et sous la condition d’une juste et préalable indemnité.


  1. Alors Dieu prononça toutes ces paroles, en disant :
  2. Je suis l’Éternel, ton Dieu, qui t’ai fait sortir du pays d’Égypte, de la maison de servitude.
  3. Tu n’auras pas d’autres dieux devant ma face.
  4. Tu ne te feras point d’image taillée, ni de représentation quelconque des choses qui sont en haut dans les cieux, qui sont en bas sur la terre, et qui sont dans les eaux plus bas que la terre.
  5. Tu ne te prosterneras point devant elles, et tu ne les serviras point ; car moi, l’Éternel, ton Dieu, je suis un Dieu jaloux, qui punis l’iniquité des pères sur les enfants jusqu’à la troisième et la quatrième génération de ceux qui me haïssent,
  6. et qui fais miséricorde jusqu’en mille générations à ceux qui m’aiment et qui gardent mes commandements.
  7. Tu ne prendras point le nom de l’Éternel, ton Dieu, en vain ; car l’Éternel ne laissera point impuni celui qui prendra son nom en vain.
  8. Souviens-toi du jour du repos, pour le sanctifier.
  9. Tu travailleras six jours, et tu feras tout ton ouvrage.
  10. Mais le septième jour est le jour du repos de l’Éternel, ton Dieu : tu ne feras aucun ouvrage, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni ton bétail, ni l’étranger qui est dans tes portes.
  11. Car en six jours l’Éternel a fait les cieux, la terre et la mer, et tout ce qui y est contenu, et il s’est reposé le septième jour : c’est pourquoi l’Éternel a béni le jour du repos et l’a sanctifié.
  12. Honore ton père et ta mère, afin que tes jours se prolongent dans le pays que l’Éternel, ton Dieu, te donne.
  13. Tu ne tueras point.
  14. Tu ne commettras point d’adultère.
  15. Tu ne déroberas point.
  16. Tu ne porteras point de faux témoignage contre ton prochain.
  17. Tu ne convoiteras point la maison de ton prochain ; tu ne convoiteras point la femme de ton prochain, ni son serviteur, ni sa servante, ni son



17 commandements humains contre 17 commandements divin .

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"ادع الى سبيل ربك بالحكمة والموعظة الحسنة وجادلهم بالتي هي احسن ان ربك هو اعلم بمن ضل عن سبيله وهو اعلم بالمهتدين "
" Appelle à la Voie de ton Seigneur avec sagesse et par de persuasives exhortations. Sois modéré dans ta discussion avec eux. Du reste, c’est ton Seigneur qui connaît le mieux celui qui s’écarte de Sa Voie, comme Il connaît le mieux ceux qui sont bien guidés."
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ASHTAR
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MessageSujet: Re: 17 commandements humains contre 17 commandements divins .   Jeu 4 Juin - 9:25


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tinhinane

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MessageSujet: Re: 17 commandements humains contre 17 commandements divins .   Jeu 4 Juin - 18:00

[.....]
Mes chers collègues, la loi Falloux a été une loi de réaction politique et sociale, sous la direction de l'Église, ayant pour instruments toutes les corporations dépendant de l'Église.

Ce fut une loi dont la cause originelle est bien facile à découvrir. Vous savez tous que l'apparition du socialisme a rejeté brusquement toute la bourgeoisie libérale française, à un certain moment, dans les bras de l'Église pour organiser la défense sociale de ses intérêts de classe.

Si vous vouliez me permettre de vous donner brièvement lecture de quelques paroles qui ont été prononcées au cours de la discussion, vous verriez tout de suite quel fut le caractère de cette loi.

La réalité, c'est que la loi de 1850 n'a pas accordé la liberté** à des hommes, comme le fait la doctrine républicaine, mais à des corporations de servitude romaine qui annihilent l'homme, qui le suppriment pour la domination.

Vous citerai-je les paroles de Barthélemy-Saint-Hilaire disant : « Ce n'est pas la liberté qu'on nous demande, ce n'est pas la liberté d'enseignement, c'est la liberté d'être les maîtres. »
[.....]

Je ne veux pas m'étendre sur les deux jeunesses. Je prétends qu'il y a bien autre chose que deux jeunesses. Il y a deux sociétés, l'ancienne société théocratique d'autorité, et la société civile démocratique qui ne peut vivre que par la liberté.

Pour résoudre ce problème de l'unité qui l'obsède, notre honorable collègue M. Lintilhac conçoit une sorte de duel entre l'Eglise et l'Université.

Nous n'échappons à l'Église que pour tomber dans les bras de l'Etat, de l'Université. Si nous ne sommes pas écrasés par l'un, il faut que nous soyons écrasés par l'autre ; c'est la Révolution, la liberté qui l'exige.
[.....]


source : Clémenceau , Georges, discours pour la liberté, pages 9, 37.
(livre disponible et téléchargeable en PDF)

_________________
قال ابن القيم رحمه الله : لو نَفَعَ العلمُ بلا عمل لمَا ذمَّ الله سبحانه أحبارَ أهل الكتاب، ولو نَفَعَ العملُ بلا إخلاص لمَا ذمَّ المنافقين
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tinhinane

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MessageSujet: Re: 17 commandements humains contre 17 commandements divins .   Lun 3 Aoû - 18:13

Pourquoi les pays occidentaux ont-ils adopté la séparation entre religieux et civil ?

Aujourd'hui, en Occident, la religion est devenue une affaire privée, qui ne doit concerner que la croyance en l'existence de Dieu et la spiritualité de l'homme. Rien de ce qui relève d'un livre religieux n'a quelque chose à dire dans la marche des affaires de la société. C'est ce que désigne couramment le terme "laïcité". Pourquoi l'Occident a-t-il adopté cette séparation entre "religieux" et "civil" ? Et pourquoi s'agit-il d'un pur produit de l'histoire occidentale ? C'est ce que nous vous proposons de découvrir.
Aujourd'hui, les découvertes scientifiques, leur application, l'orientation de la société, ses valeurs, ses modes de pensée, tout ceci relève en Occident du domaine du profane, dans lequel la religion n'a plus rien à voir. C'est cet équilibre qui a été réalisé en Occident : un "sacré" réduit au culte de Dieu et à une morale, et un "profane" qui englobe tout le reste et qui s'est affranchi de toute référence à Dieu et à ce qu'Il agrée. Or il faut savoir que cet équilibre d'aujourd'hui a des racines qui remontent dans l'histoire, et c'est à la lumière de cette histoire qu'il se comprend. Car cette séparation n'a pas toujours existé en Occident. Il fut même un temps où le catholicisme, dominant en Occident, influençait le spirituel mais aussi les affaires de la société.
-
Quand le catholicisme influait sur la société occidentale :
Or, dans le catholicisme, le rapport à Dieu et à ce qu'Il agrée ne pouvait se faire – et ne peut toujours se faire – que par l'intermédiaire d'une institution humaine hiérarchisée : le clergé, composé de prêtres, d'évêques et d'un pape. En effet, la société catholique est composée d'une part des laïques, d'autre part des clercs (dont l'ensemble forme le clergé), les premiers n'ayant complètement accès au sacré (par exemple pour l'absolution des péchés tous les jours ou avant la mort, la célébration du mariage religieux) que par l'intermédiaire des seconds. Donner à la référence à Dieu une influence sur la société revenait donc à donner à cette institution humaine une influence sur elle.
A part les Messagers de Dieu, les humains sont faillibles dans leurs opinions. Mais si certains d'entre eux agissent comme s'ils étaient les représentants de Dieu sur terre, on assiste à ce qui suit : imposition de leur avis comme s'il s'agissait de l'avis de Dieu en Personne, condamnations de tout avis différent parce qu'il est différent, sans référence aucune aux textes des sources, inquisitions, tortures… L'histoire de l'Europe occidentale, telle qu'elle est encore enseignée aujourd'hui dans les collèges, le rappelle : le rapport fut très conflictuel entre clergé et scientifiques d'une part, et entre religion dominante et minorités religieuses d'autre part.
Le procès de Galilée, en 1633, marqua un tournant décisif. Le scientifique Galilée, qui avait diffusé en public l'idée que c'était la terre qui tourne autour du soleil et non pas l'inverse (comme l'enseignait le Clergé), fut condamné par l'Inquisition et dut se rétracter devant le tribunal. Science et Vie Junior commente : "Un événement qui pèsera très lourd par la suite. L’Eglise se méfiera des sciences. Et nombre de scientifiques verront dans l’Eglise un obstacle au progrès" (Science et Vie Junior, dossier hors série n° 36, p. 93).

Les marques d'antisémitisme (avec les pogroms contre les juifs), les conversions forcées des Indiens d'Amérique, les croisades contre les "hérétiques" (par exemple les Cathares), les "guerres de Religion" (entre Catholiques et Protestants)… sont d'autres faits de l'histoire occidentale qui, eux aussi, pesèrent de tout leur poids dans la balance lors du questionnement sur la place que doit et peut avoir une religion dans la vie de la société.
Les tensions et les conflits qui virent ainsi le jour furent une partie de ce qui déclencha la réaction contre le clergé et son ordre (l'autre partie étant certaines particularités du christianisme paulinien et augustinien vis-à-vis du corps et de la raison). Et cette réaction consista à libérer les domaines intellectuel et social de l'emprise du clergé religieux... à donner aux laïques – en les débarrassant de la chape de plomb que faisait peser sur eux le clergé – une autonomie de recherche et d'action dans ces domaines. D'où le nom de "laïcité", pour désigner unedécléricalisation des espaces intellectuel et social.
Sans référence au divin, pas de sacré, rien que du profane. Or, la référence à Dieu ne pouvant se faire dans le catholicisme que par l'intermédiaire d'un clergé, s'affranchir du clergé dans ces domaines intellectuel et social revenait à s'affranchir ici de la référence à Dieu tout court. Indirectement, il s'est donc agi, en donnant l'autonomie aux laïques, d'enlever des domaines intellectuel et social toute dimension sacrée et de ne plus en faire que des choses profanes. La laïcité a ainsi conduit non seulement à une décléricalisation de ces domaines, mais aussi à leur désacralisation.

Et c'est ainsi qu'est peu à peu née la situation que l'Occident connaît aujourd'hui : la référence à Dieu est devenue une affaire privée, facultative, l'espace public devant en être libéré sous peine de revivre les cauchemars du passé. "Le sacré" s'est donc restreint à l'espace privé (le soir avant de dormir, lors des repas, peut-être après la naissance, éventuellement lors du mariage, et enfin lors du décès). Tandis que les affaires de la vie, devenues "profanes", se sont mises à suivre leur propre cours : commerce, finances, gestion de la cité, mode, relations entre humains, le bien, le mal :  la raison de l'homme juge désormais de ce qu'il convient ou ne convient pas de faire. Dieu peut bien exister, comme il pourrait d'ailleurs ne pas exister, cela ne change rien pour la société occidentale, qui n'a de toute façon plus de place dans ses affaires pour une quelconque référence à Lui.
Aujourd'hui, on s'aperçoit cependant que le cours de ces choses désormais profanes s'accélère un peu trop, qu'il s'est affranchi au point que les possibilités de la technique donnent le vertige et que la raison humaine est limitée, et qu'elle n'intervient qu' "en retard" puisqu'il lui faut d'abord constater les torts déjà présents pour pouvoir ensuite penser les limites "en aval". D'où les comités consultatifs d'éthique qui apparaissent depuis quelques années partout en Occident (depuis 1983 en France). On se rend donc compte que désacralisation conduit à profanation.

Michel Serres (de l'Académie française) écrit ainsi :"Nos conquêtes vont plus vite que nos intentions délibérées. Observez, en effet, l'accélération de croisière de nos avancées techniques : dès l'annonce que telle ou telle est possible, la voici aussitôt quelque part réalisée, suivant la pente verticale de la concurrence, du mimétisme ou de l'intérêt, puis considérée presque aussi vite comme souhaitable et même comme nécessaire le lendemain matin : on plaidera devant les tribunaux si on s'en trouve privé. (…) Oui, nous pourrons choisir le sexe de nos enfants, oui la génétique, la biochimie, la physique et les techniques associées nous donneront tous les pouvoirs. Mais nous devrons administrer ce pouvoir même, qui pour le moment paraît nous échapper parce qu'il va plus vite et ailleurs et plus loin que nos facultés de le prévoir, que nos capacités de le gérer, que nos désirs de l'infléchir, que notre volonté d'en décider, que notre liberté de le diriger. Nous avons résolu la question cartésienne : "Comment dominer le monde [, comment maîtriser la nature] ?" Saurons résoudre la suivante : "Comment dominer notre domination, comment maîtriser notre maîtrise ?"" (Eclaircissements, entretiens avec Bruno Latour, éd. François Bourin, 1992, pp. 249-251, cité par dans Islam, le face à face des civilisations, Tariq Ramadan, éd. Tawhid, 1995, p. 326).
-

L'idée est restée malgré les changements de position :
Sur les questions scientifiques, sur les rapports avec les non-catholiques, etc., les positions de l'Eglise catholique se sont, depuis, considérablement modifiées (surtout avec le concile de Vatican II et, plus récemment, les actes de repentance de Jean-Paul II). Mais l'idée de la nécessité de séparer religieux et scientifique d'une part, et religieux et espace public d'autre part n'en est pas moins restée en Occident. "Plus jamais ça", en quelque sorte. Roger Lesgardes, Président de la Ligue de l'enseignement, écrit ainsi : "[La science et la religion] ne sont pas sur le même registre et il est vivement souhaitable de ne pas les faire interférer. S'il vous plaît, ne renouons pas avec les alliances tragiques du passé !" (article paru dans La médina, n° 3, p. 31).
En fait, à cause de l'histoire de la civilisation occidentale et de ses rapports conflictuels avec le religieux, pour beaucoup de femmes et d'hommes occidentaux, le fait religieux même est devenu inconsciemment associé aux adjectifs "anti-progrès", "irrationnel", "anti-démocratique"…
"Anti-progrès" : Même M. Claude Allègre – scientifique français bien connu, ministre de l’Education et de la Recherche en France de 1997 à 2000 – n’y échappe pas quand il dit de certains courants écologistes qu'ils développent "un sentiment quasi-religieux, anti-progrès" (Le Point du 18/ 07/ 98, p. 146). S'il existe donc un modèle d'opposition au progrès scientifique qui fasse référence au point qu'on lui compare toute nouvelle opposition, c'est pour M. Allègre le religieux. Cette référence est compréhensible par rapport à l’histoire qu’a connue l’Europe. Elle n'est pas "audible" pour une oreille et un esprit qui se réfère à l'Islam.
"Irrationnel" : Maurice Bucaille écrit : "Ceux qui sont habités par des préjugés sur les religions considèrent qu’il ne saurait y avoir, en matière de religion, quoi que ce soit se prêtant au contrôle d’un jugement humain imprégné de logique" (L'homme, d'où vient-il ?, Seghers, p. 215). "Au point qu'actuellement, en Occident, parler de Dieu en milieu scientifique, c’est vraiment se singulariser"(La Bible, le Coran et la science, Seghers, p. 120). Là encore, les causes sont évidentes...
"Anti-démocratique" : On considère que toute organisation où des considérations d’origine religieuse sont prises en compte ne peut être que "théocratique". La référence à l'histoire de l’Europe est, ici encore, patente. Il faut pourtant faire un effort intellectuel pour comprendre que cela n'est pas vérifiable par rapport à l'histoire de toutes les civilisations (lire Les pays musulmans devraient-ils adopter la laïcité ?).
-
Résumé :

La laïcité est née dans des pays occidentaux avec l'objectif de donner aux hommes une autonomie dans l'espace intellectuel et social : il s'est agi, pour ce faire, de libérer cet espace de la présence du religieux... parce que cette présence s'exprimait dans ces pays par la mainmise d'un clergé qui, au nom de la référence à Dieu, avait fait peser une chape de plomb sur les hommes.
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Notes :
Ceux des musulmans qui vivent dans des pays occidentaux respectent le cadre de la loi qui y est en vigueur. Lire à ce sujet Respecter la loi du pays et se référer aux Coran et Sunna : comment ?. Ce que ces musulmans vivant dans certains de ces pays veulent, c'est que leurs concitoyens ne confondent pas l'idéal qui est théoriquement leur, qui est la neutralité vis-à-vis des religions, et la réalité que cela prend parfois, qui est le militantisme opposé à toute visibilité du religieux dans la société.
Il faut de plus rappeler que tous les pays occidentaux n'ont pas adopté exactement le même type de séparation entre religieux et espace public. Aux Etats-Unis, par exemple, le Président prête serment sur... la Bible, ou ponctue ses discours officiels par des "God bless America". En Italie, des crucifix existent qui sont fixés sur les murs, à l'intérieur de certains tribunaux.
Wallâhu A'lam (Dieu sait mieux).
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source : http://www.maison-islam.com/articles/?p=155

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